De beaux textes nous viennent de grands écrivains qui ont vécu il y a des décennies. Ces textes sont encore aujourd’hui des références, tant ils ont été si bien écrits. Parmi eux, on retrouve le texte qui prend fin par ces mots « Sur cette Page Détachée ». Un poème de quelques lignes très percutant.
Plan de l'article
Cécile Sauvage : auteur de texte qui se termine par « Sur Cette Page Détachée »
Cécile Sauvage, poétesse et écrivaine, de son nom complet Cécile Anne Marie Antoinette Sauvage est née le 20 juillet 1889. Son père fut professeur d’histoire à La Roche-Sur-Yon, puis nommé à Digne. C’est ainsi que Cécile naît à Digne-les-Bains et y vit de 1888 à 1907. La maison où elle a grandi porte aujourd’hui une plaque qui lui rend hommage.
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Une histoire d’amour qui commence par une correspondance
Pendant qu’elle continuait les cours au lycée de Digne, elle écrit le manuscrit « Les Trois Muses ». Ce manuscrit est volontairement transmis à « La Revue forézienne » qui avait pour rédacteur « Pierre Messiaen ». Après quelques échanges de correspondances, Cécile et Pierre se marient le 9 septembre 1907, près de Digne dans l’église des Sieyes. Le couple eut deux enfants que sont Alain et Olivier Messiaen. Les enfants ont grandi dans une famille qui n’avait rien à envier, un « univers féerique » a dit Olivier. Cécile grande poétesse, dédie « Primevère » à son aimable époux. Ce texte reste rattaché à leurs souvenirs de fiançailles et de mariage.
Pendant longtemps, Cécile Sauvage vécut à Saint-Etienne. Pour écrire, elle utilisait une petite table de bois blanc avec quelques tâches d’encre. Pendant son parcours de poète, elle découvrit plusieurs poètes anglais. L’un d’eux, appelé « Keats », écrit « La poésie de la terre ne meurt jamais » comme illustration de la poésie de Cécile.
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Mort de Cécile Sauvage
Cécile Sauvage s’installe plus tard à Grenoble. Elle vivait toujours très attachée à ses enfants. La famille dû supporter que l’époux parte au front 14/18. Ils déménagent à nouveau pour Paris, une ville que n’apprécie pas vraiment la poétesse. Elle meurt le 26 août 1927, à l’Hôtel-Dieu de Paris, dans le bras de ses fils et de son époux, suite à des problèmes de santé. Pour l’honorer, Henri Pourrat, l’un de ces amis lui dédit l’ouvrage « La veillé de novembre ».
Les thèmes abordés par Cécile Sauvage
De 1905 à 1913, plusieurs recueils de poésie de Cécile ont été publié. La poète s’intéresse surtout à la maternité et les joies domestiques. Cette tendance lui vaut le surnom de « poétesse de la maternité ». Parmi ces multiples recueils, deux sont très importants. Il s’agit de « L’Ame en Bourgeon » et « Le Vallon ». La deuxième est totalement consacrée aux expériences de domesticités et de maternités de Cécile Sauvage.
Le texte qui se termine par « Sur Cette Page Détachée »
Recueil : Le vallon (1913)
« Je t’ai écrit au clair de lune
Sur la petite table ovale,
D’une écriture toute pâle,
Mots tremblés, à peine irisés
Et qui dessinent des baisers.
Car je veux pour toi des baisers
Muets comme l’ombre et légers
Et qu’il y ait le clair de lune
Et le bruit des branches penchées
Sur cette page détachée. »