L’association 60 Millions de consommateurs dénonce les pratiques des banques

Après avoir menée une étude sur les frais bancaires, l’association 60 Millions de consommateurs a mis en évidence l’illégalité du système de facturation sur les découverts mis en place par les banques…

En partenariat avec l’Unaf (l’Union nationale des associations familiales), 60 Millions de consommateurs explique que le groupe BPCE (Banque Populaire- Caisse d’Epargne) prend en compte le solde des comptes en fin de journée pour débiter les opérations des dernières 24 heures et y ajoute des frais bancaires pour chaque opération effectuées même si celui-ci était à flot à ce moment-là.

Un exemple vous permettra de mieux comprendre : votre compte est créditeur de 100 euros le matin. Un prélèvement de 30 euros est effectué. Il vous reste donc 70 euros. Vous faites ensuite 50 euros de courses. Il vous reste donc 20 euros. Un chèque de 60 euros est ensuite débité de votre compte. Vous êtes donc à découvert de 40 euros.
La pratique frauduleuse des banques de la Caisse d’Epargne, de la Banque Populaire (mais aussi du Crédit Mutuel, qui est également dans le viseur de 60 Millions de consommateurs) est la suivante : votre compte étant à découvert en fin de journée des frais de 8 euros s’appliqueront à toutes les opérations de la journée, soit 3 fois 8 euros alors qu’avant l’endossement du chèque de 60 e, votre compte n’était pas dans le rouge.
La logique voudrait que seule la dernière opération, celle du chèque mettant le compte à découvert, devrait être soumise à des frais bancaires.
Votre découvert vous coûte donc bien plus cher que ce qu’il ne devrait ! Des frais d’incidents facturés sur une opération qui n’en provoquent pas s’appellent une facturation sans objet, ce qui est clairement illégal.

Cette nouvelle a provoqué un tollé dans tout le pays si bien que le ministre de l’économie lui-même, Bruno Lemaire a indiqué que « toute pratique illégale doit être sanctionnée si elle est avérée » et a demandé une enquête afin de mettre les choses à ce sujet au clair.

Le groupe BPCE a confirmé ces pratiques en précisant qu’elles étaient en vigueur dans leurs banques depuis le 20 novembre 2017. Le Crédit Mutuel a également avoué pratiquer ses frais bancaires illégaux en se défendant du fait que les clients ne s’en sont jamais plaints… Mais que ceux-ci peuvent demander à leur conseiller de faire annuler des opérations qu’ils jugent abusives…

Ces nouvelles révélations donneront sans doute de plus en plus envie aux clients des banques physiques de se tourner vers des banques en ligne où les commissions sont moins élevées et où le système semble plus transparent… Mesdames et Messieurs, surveillez les mouvements abusifs sur vos comptes en banque !